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 RENCONTRE AVEC DANIEL MEUROIS-GIVAUDAN

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MAJAVA
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MessageSujet: RENCONTRE AVEC DANIEL MEUROIS-GIVAUDAN   Sam 21 Avr - 20:27

Daniel Meurois-Givaudan

Dossier de presse


RENCONTRE AVEC DANIEL MEUROIS-GIVAUDAN



Propos recueillis par Marie Johanne Croteau en exclusivité pour Alchymed

Tout
d’abord Daniel Meurois, en mon nom et en celui de votre lectorat,
permettez-moi de vous remercier pour votre dernier ouvrage : Les
Enseignements premiers du Christ … à la recherche de Celui qui a tout
changé. Un grand merci pour ce témoignage vivant du Maître Jésus, un
ouvrage cardiaque, touchant et toujours porteur de nouveaux parfums sur
les Temps christiques.


1) Dans votre dernier livre , vous
évoquez une question posée par un des Sadducéensau Maître Jésus : « Et
alors, c’est quoi, selon toi, la pureté de l’âme ? » (p 118). Nous
connaissons la réponse de Jéshua par votre livre mais pour vous,
Daniel, c’est quoi au juste, la pureté de l’âme ?

- Elle se
résume à un mot très simple, c’est la candeur. La candeur exprime une
notion qui n’a pratiquement plus cours à notre époque. Elle est comme
désuète… Nous vivons à une époque où le calcul et le cynisme règnent en
maîtres un peu partout. Celui qui est candide est donc forcément perçu
comme un naïf qui ne connaît pas les règles de la vie. C’est une
personne dont on abuse facilement sous prétexte qu’elle n’est jamais a
priori dans une attitude de méfiance et qu’elle n’a pas l’agressivité
communément requise dans notre société. Elle ne nourrit aucune
arrière-pensée. Pour moi, la pureté d’âme c’est cela, c’est une forme
de fraîcheur, une spontanéité qui se marie avec la simplicité du cœur.
Elle peut faire commettre des erreurs aux yeux de la société mais elle
est pour moi le signe d‘une réelle intelligence. Ce n’est pas une
intelligence qui analyse, qui planifie, c’est une intelligence
manifestée par l’âme qui a compris l’Essence de la Vie et qui est donc
vraie dans l’instant présent. Peu lui importe son propre profit ou
l’image qu’elle va donner d’elle, elle voit d’emblée plus loin…

2)
Pouvez-vous commenter cet enseignement entendu de la bouche du Maître
Jeshua lors de l’une de vos visites dans les Annales akashiques ? : «
Aucun Archange ni Elohim se réclamant des légions de l’Éternel ne
viendra jamais déployer vos ailes comme le laurier vient couronner la
tête de César ! Vous serez toujours ce que vous avez décidé d’être,
rien de plus. L’ascension de votre âme dépend de vous seul; elle est de
votre responsabilité… dans l’instant à venir ou dans cent fois mille
ans. »

- Il est évident que le mot-clé qui a été énoncé là
c’est le mot responsabilité. Celui-ci sous-entend la notion
d’autonomie. En fait, le Christ nous parlait du besoin de dépendance
que manifestent la plupart des êtres humains dès qu’il s’agit de la
croissance de leur âme. Autrefois comme aujourd’hui, nous avons
tendance à déléguer notre pouvoir à des religions ou à toutes sortes
d’organisations autonomes ayant à leur tête un homme ou une femme ayant
une auréole de spiritualité. Que cette auréole soit méritée ou non, là
n’est pas le problème. Le problème est que nous ne comprenons pas que
la floraison de l’âme et du cœur n’ont rien à voir avec l’adhésion à un
credo ni au nombre de prosternations ( réelles ou intérieures ) que l’
on va faire devant celui ou celle qui nous paraît être un Maître. C’est
chaque être humain au plus profond de lui-même qui détient le code
d’accès du portail de sa propre libération. Quels que soient la qualité
des enseignements qu’il recevra, si son attitude profonde est celle
d’un perroquet ou d’un être soumis et dépendant donc juste capable de
réciter une pensée prédigérée aucune croissance n’est envisageable.
Tous les véritables Maîtres savent que chacun est l’artisan de son
propre salut c’est-à-dire de son accession à un complet état adulte.
C’est entrer dans une totale illusion ainsi qu’opter pour une solution
de facilité, infantilisante, que de s’imaginer qu’un Maître - fût-il le
Christ ou le Bouddha - ou encore qu’une flotte de vaisseaux spaciaux
viendra nous libérer de nos petitesses et nous faire accéder à un monde
de félicité. C’est chacun de nous qui se construit, n’en déplaise à
tous les bâtisseurs de dogmes et à tous les pseudo maîtres qui règnent
un peu partout. Ceux-ci ne basent leur pouvoir que sur notre sommeil et
notre bêtise aveugle.

3) Vous écrivez dans « Les enseignements
premiers du Christ » qu’un Pharisien un peu goguenard et provocateur
posa cette question au Maître : « Qui est Satan ? ». Sur cette question
Jeshua entama un long enseignement consacré à ce qu’est l’Ombre (p
151). Là aussi, nous aimerions connaître vos propres commentaires sur
le sujet.

- Il est bien difficile d’ajouter quoi que ce soit à
ce qu’Il nous a transmis sans faire de la paraphrase. Je pourrais
simplement dire que, pour moi, l’Adversaire n’est autre que chacun de
nous-même dans nos insuffisances quotidiennes. Ce n’est pas davantage
quelqu’un que Dieu. C’est cette sorte de force qui nous attire sans
cesse vers le bas et qui est le fruit de notre libre-arbitre. En
réalité, ultimement, si on y réfléchit bien, elle travaille aussi à
notre ascension, malgré elle. J’ajouterai que Satan, c’est notre
potentiel de dire non à la Lumière et d’être désespérément têtus dans
cette direction.

4) Quelle est alors la différence entre Satan et Lucifer ?

-
La plupart d’entre nous ne font effectivement pas la différence.
Etymologiquement, Lucifer signifie Porteur de Lumière… Voilà qui donne
à réfléchir. Dans la Tradition biblique, c’est le nom qui fut attribué
par l’Éternel au plus grand des Archanges de la Création. Il s’agit
donc bien d’un être, d’un Esprit distinct des autres et non pas d’une
force. Il y aurait un énorme livre à écrire sur un tel sujet, un livre
difficile et délicat à rédiger car il pourrait être très mal compris
par bon nombre de ses lecteurs. Je pourrais simplement dire ici en deux
mots que Lucifer incarne la capacité de rébellion qui est en l’être
humain, en quelque sorte notre libre-arbitre. Est-il alors tourné vers
le mal ou vers l’apprentissage de la liberté ? C’est question que je
pose à la sagacité de mes lecteurs !

5) Daniel, les 12 et 13 mai
prochains, vous donnerez à Toulouse votre séminaire intitulé «
L’héritage des Maîtres de Sagesse ». (1) Vous nous parlerez entre
autres des Maîtres ascensionnés tels que Jésus, Marie-Madeleine, le
pharaon Akhenaton, l’apôtre Jean, Morya El, François d’Assise, Babaji
etc… Vous nous présenterez également des Maîtres de Sagesse que vous
avez rencontrés physiquement en Inde. Je parle notamment de Sathya Sai
Baba et de Swami Premananda. Qui sont ces Maîtres ?

- Là encore
des livres seraient nécessaires pour bien en parler… Disons en quelques
mots qu’on peut les considérer tous deux comme des Avatars,
c’est-à-dire des Manifestations sur Terre de la Divinité. En tant que
tels, il est clair qu’il sont inclassables et qu’ils dérangent la
pensée classique et l’ordre établi. C’est cela et rien d’autre qui leur
vaut le flot de médisances et de calomnies qui courent à leur propos.
Dès qu’un être est hors du commun, il est, d’une part, appelé à agir de
façon non-conformiste pour des raisons qui nous échappent et, d’autre
part, la cible inévitable de toutes les expressions de la méchanceté
humaine. Il ne faut pas s’imaginer que le Christ, il y a deux
millénaires, en dehors de ce que l’on sait qu’il a endossé, ait évité
toutes sortes d’accusations et d’insultes. Il y a dans mon dernier
livre quelques pistes de réflexion à ce sujet. Un Avatar est toujours
perçu par beaucoup comme une écharde enfoncée dans le talon de
l’humanité. Il la trouble… et on ne s’aperçoit généralement de la
grandeur de son impact qu’après son départ. Je souhaite ajouter que je
déplore que l’attitude globale de leurs fidèles n’ait toujours pas
changé au fil des siècles, c’est-à-dire que ces hommes et ces femmes
expriment encore des attitudes partisanes, facilement dogmatiques et
soient donc tout prêts à recréer de nouvelles religions, bien humaines,
exactement comme par le passé… puisqu’à leurs yeux leur Maître est
forcément le plus grand… par le simple fait qu’ils l’aient choisi pour
Maître !

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MAJAVA
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MessageSujet: Re: RENCONTRE AVEC DANIEL MEUROIS-GIVAUDAN   Sam 21 Avr - 20:27

6) Durant la nuit de la Maha Shivaratri, en Inde,
chaque année Swami Premananda accouche par la bouche d’un grand nombre
de lingams ( des pierres ovoïdes à la fonction sacrée ) Pourriez-vous
nous expliquer ce phénomène ? Comment cela se passe-t-il pour Swami
Premananda et à quoi servent les lingams ?

- J’ai assisté
plusieurs fois à la cérémonie de la Maha Shivaratri et voici ce que
Premananda m’a confié en privé à ce propos. Environ neuf mois avant la
lune de cette cérémonie, il ressent à la base de son corps une décharge
électrique, comme un éclair. Il sent ensuite celui-ci remonter vers sa
poitrine, peut-être son cœur ou son estomac. C’est à partir de ce
moment-là qu’il sait qu’il est « enceint » de futurs lingams. Ceux-ci
grossissent alors dans son estomac jusqu’à la fameuse nuit où il les
expulsera par la bouche dans des contractions très douloureuses. Au
moment de l’accouchement, la membrane qui renferme tous les lingams se
rompt dans son estomac et un liquide rouge est expulsé par sa bouche.
Ce n’est pas du sang mais du Kum-Kum, une substance sacrée faite à
partir d’une plante et qui sert dans les rituels indouistes. Les
lingams sont alors éjectés un à un à partir du plus profond de sa
gorge, souvent difficilement, devant se dégager de leur placenta par
tout un travail de respirations contrôlées. D’après ce que j’ai pu
observer, lorsqu’il arrive à l’air libre, le lingam présente un aspect
légèrement gélatineux. Il se solidifie ensuite très rapidement. Chaque
lingam représente dans la Tradition de l’Inde la Présence sacrée de
Shiva, troisième personne de la Trinité ( Trimourti ). Après sa
naissance, chaque lingam peut-être consacrée pour une fonction
particulière, thérapeutique, par exemple.


7) Swami Premananda vous a confié des lingams. Pourquoi ?

-
La première réaction est de penser qu’il s’agit d’un privilège.
Certainement en est-ce un ou tout au moins une marque de confiance,
bien sûr, mais c’est aussi et surtout une responsabilité. Celle de
faire quelque chose de constructif au moyen de sa Présence sacrée. Il
n’est pas anodin de se trouver dépositaire d’une Force de
transformation. J’ai vite compris qu’il ne s’agissait pas de s’en
servir comme d’une baguette magique ou comme d’un cachet d’aspirine,
quand cela ne va pas… Je ne m’en sers donc que lors de circonstance
particulières, pas à tout propos mais lorsque quelque chose en moi me
dit que c’est juste. Il me faut toujours être certain que je sois alors
dans l’état d’esprit requis et avec la paix du cœur.

8) Sai
Baba, Premananda et d’autres Maîtres produisent par les mains, et
parfois par d’autres zone du corps, une cendre sacrée appelée vibhuti.
Pourquoi ?

- La vibhuti peut être comprise comme une sorte de
transpiration de l’esprit de celui qui la manifeste. En termes de
chimie, c’est de la silice pure. L’état le plus épuré de matière… C’est
un cadeau que celui qui la matérialise peut faire à son entourage ou à
ses disciples, s’il en a. La vibhuti est également porteuse de vertus
de transformation chez celui qui la reçoit. On ne peut évidemment
s’empêcher de la rapprocher de la fameuse cendre du mercredi d’avant
Pâques dans la Tradition chrétienne. Il faut bien comprendre qu’on
l’offre comme un moteur de purification pour la guérison de l’âme
souffrante.

9) On dit que Swami Premananda a un humour très particulier. Pouvez-vous nous raconter une anecdote ?

-
Volontiers… C’était il y a quelques années…Premananda était en train
d’évoquer les abus d’un pays qui faisait alors beaucoup parler de lui.
« Au fait, dit-il soudain malicieusement, comment s’appelle-t-il déjà ?
» en faisant allusion au nom de son dirigeant bien connu. Sur ce, il
poursuivit : «Certains m’amusent en me disant qu’il faut absolument
prier pour lui… Ils perdent leur temps… On peut prier pour quelqu’un
qui a des oreilles pour entendre pas pour celui qui est sourd. Si vous
avez un émetteur mais que l’autre n’a pas de récepteur… à quoi cela
sert-il ? Au-delà du trait d’humour dont elle témoigne, cette réflexion
a cela d’intéressant qu’elle se situe à l’opposé d’une certaine pensée
« new-ageuse » béate et trop désincarnée. Elle me rejoint
particulièrement. ( ci-dessous Swami Premamanda durant une cérémonie où
il reçoit de l’eau sur la tête )
-
10) Que pensez-vous de la
panoplie des « channels » qui proposent ou ordonnent un chemin de vie à
leurs disciples en s’appuyant sur des instructions reçues, disent-ils,
par canalisation de tout un défilé d’Archanges, Anges, Maîtres
ascensionnés etc… ? N’est-ce pas terriblement dangereux de jouer ainsi
avec le libre-arbitre d’un être humain ?

- Je pense tout
simplement que ces personnes-là travaillent pour elles et qu’elles sont
essentiellement motivées par la recherche d’un pouvoir sur autrui.
Elles n’ont pas compris les bases fondamentales de la spiritualité
qu’elles prétendent pourtant promouvoir. Le problème est qu’elles
finissent souvent par croire en la véracité de ce qu’elles font mine de
transmettre. Elles se piègent elles-mêmes et, si elles se réveillent,
elles ne savent plus comment sortir de leur scénario. Cette tendance
est comme un virus, parmi d’autres, qui a gagné notre monde occidental.
Il existe fort heureusement de véritables channels. C’est le temps qui
les mettra en évidence. Quant à ceux qui se font priver de leur
libre-arbitre, ils reproduisent exactement le même schéma que celui qui
était le leur ou celui de leurs parents lorsqu’ils se faisaient dicter
leur façon de penser et d’être par un dogme religieux. Ils ont encore
besoin de déléguer leur pouvoir. C’est la même histoire qui continue…
En vérité, nous devons tous visiter beaucoup d’impasses avant de nous
rendre compte que ce sont précisément des impasses. Qui ne trébuche pas
n’apprend pas à marcher. Quant aux channels douteux, ils se trouveront
un jour ou l’autre face à leur propre conscience, à leurs faux-pas. Que
dire d’autre ? Ultimement, chacun sera son propre juge.

11) Nous
savons tous que les Amérindiens et les Africains ne mettent pas en
doute l’existence de l’âme. Celle-ci est pour eux un état de fait.
Parallèlement, en Occident où beaucoup se disent athées, nous assistons
depuis quelques années à une production faramineuse de films (Ghost, Le
sixième sens, Au delà de nos rêves, La Dame de l’eau, Prémonition, Le
seigneur des Anneaux, etc… parmi une multitude d’autres.) et de
télé-séries ( la porte des étoiles. La porte d’Atlantis, Mélinda entre
deux mondes, etc… ) qui nous parlent avec précision de mondes
parallèles et de bien d’autres choses qui sont contradiction avec le
matérialisme officiel ambiant. Comment expliquez-vous cela ?

-
Oui, c’est un paradoxe évident ! La fascination manifeste de notre
société pour de tels sujet est pour moi la preuve du manque - je
devrais dire du vide - que ressent notre société au niveau de son cœur
et justement… de son âme. Inconsciemment, notre collectivité sait que
les univers subtils existent, elle les appelle à se manifester… mais
refuse d’y croire officiellement par peur de tout ce que cela
impliquerait. C’est en tout cas la marque d’une hypocrisie et d’un
manque de courage incroyables… Comme il m’est souvent arrivé de le
dire, il est également étonnant de constater que l’Occident puisse
continuer à nier l’âme et les mondes parallèles alors qu’il jongle
allègrement avec le concept de virtualité par l’intermédiaire des
ordinateurs et de toute la technologie qui y est adjacente. Ne nous
viendrait-il pas enfin sérieusement à l’idée que c’est peut-être nous,
sous notre forme matérielle dense, qui nous débattons dans un univers
virtuel ? C’est incontestablement cette hypothèse qui a fait le succès
d’un film tel que « La matrice ».

12) Comment, selon vous, peut-on pratiquer une vraie spiritualité et aider notre humanité ?

-
Je dirais tout simplement en étant vrai, en cessant de se gonfler les «
muscles mentaux et égotiques » à tout propos, en renonçant à toujours
vouloir contrôler les autres. La pratique de la bonté, de la
spontanéité, de la générosité sans calcul, tout cela représente à mes
yeux les clés de la véritable spiritualité. L’amour en découle tout
naturellement. Peu importent les grands discours, les prières et les
méditations s’il n’y a pas un sourire vrai et aimant derrière nos yeux.
C’est ce sourire-là qui donne de la force à nos mains pour qu’elles
agissent.

13) Daniel Meurois, vous êtes présentement à
l’écriture d’un autre ouvrage dont la parution est prévue pour
l’automne 2007. Son titre sera « Les Annales akashiques… portail des
mémoires d’éternité ». Nous ferez-vous ici le plaisir d’un petit scoop
pour nous mettre en appétit ?

- Il s’agit d’un livre dont le
projet était en moi depuis longtemps… J’ai témoigné abondamment de
faits et d’enseignements recueillis dans d’autres temps. Pour beaucoup
de personnes, ma méthode de travail et la nature des Annales akashiques
restent cependant une énigme ou quelque chose de très flou. Mon
intention est donc de parler le plus clairement possible d’un domaine
complexe, celui de l’espace- temps, autrement qu’en terme scientifiques
arides. Mon ton sera avant tout celui du témoin et du mystique.
Voyez-vous, je me suis rendu compte que le fait d’approcher la
dimension l’espace-temps par ses côtés métaphysique et expérimental
c’est ouvrir toujours plus grand la porte d’accès au Divin en nous.
C’est cela que je souhaite partager à travers ce prochain livre…

14)
Vous vivez au Québec depuis 10 ans et maintenant vous vous partagez
entre l'Estrie el la ville de Québec même, depuis un an ? Aimez-vous
notre belle capitale ?

- Oui, réellement… C’est une ville qui a
su garder sa dimension humaine. Avec ses remparts et ses maisons de
pierres, c’est aussi une cité qui a un charme style « vieille Europe ».
C’est unique en Amérique du nord et j’apprécie énormément cela.
Parfois, on se croirait un peu à Saint-Malo, en Bretagne… J’ai toujours
aimé les pierres et le bois. Ce sont des matériaux vivants qui
expriment beaucoup si on sait les écouter. Que restera-t-il de tout ce
qui se construit en béton et matières synthétiques aujourd’hui ? Sans
doute très peu… Pardonnez-moi mais j’ai envie de dire « heureusement »
! Ne croyez pas que je sois pessimiste, je suis seulement persuadé que
notre humanité a vraiment mieux que cela à offrir à la Terre… et à
s’offrir aussi à elle-même.

(1) Pour toute information
concernant le séminaire de Daniel Meurois-Givaudan à Toulouse les 12 et
13 mai prochains, n’hésitez pas à consulter le site suivant :
www.intusolaris.alchymed.com


-




Titre : RENCONTRE AVEC DANIEL MEUROIS-GIVAUDAN

Media Article paru sur Alchymed Cyber-journal

Date : 15 03 2007





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MessageSujet: Re: RENCONTRE AVEC DANIEL MEUROIS-GIVAUDAN   Sam 21 Avr - 20:28

Article paru sur le site Alchymed le 26 octobre 05




Entretien avec Daniel Meurois-Givaudan

à propos de son avant-dernier ouvrage : COMMENT DIEU DEVINT DIEU...

Daniel
Meurois-Givaudan est l'auteur et le coauteur de vingt-cinq ouvrages
dont la majorité sont rapidement devenus des best-sellers. Ses livres,
dont il existe déjà plus soixante traductions en dix-sept langues
étrangères, constituent de véritables témoignages vivants et éminemment
actuels sur la pluralité des mondes.




Il
a publé en 2005 un livre hors-norme qui aborde courageusement la
question existentielle par excellence : Qui est Dieu ? Voici douze
questions et réponses sur un sujet aussi passionnant qu'impalpable...Par Marie-Johanne CroteauQ.
Daniel Meurois, c'est un immense plaisir de nous entretenir avec vous
de cet ouvrage qui risque d'ébranler bien des perceptions et des
habitudes de lecture de par son audace. D'abord son titre, "Comment
dieu devint Dieu"... Vous dites que ces mots vous sont venus
spontanément. Comment avez-vous réagi en intitulant ainsi votre
manuscrit ?
D. M. Oui, effectivement, il s'agit d'un
titre qui s'est imposé d'emblée à moi et qui m'a surpris de par son
côté, a priori, je le reconnais, un peu prétentieux... Comment, en
effet, s'attaquer de cette façon à un tel sujet ? J'ai cependant résolu
de conserver tel quel mon titre initial parce que son côté provocateur
me semblait intéressant... Et, de fait, mis à part les théologiens, qui
pense à se poser la question de l'identité ou encore de la Nature de
Dieu ? Il me semble qu'il s'agit là de la question la plus fondamentale
qui soit et pourtant... on ne s'y confronte jamais, ou presque. Bien
évidemment, mon livre n'a pas la prétention de résoudre le problème !
Quel livre ou quelle forme d'expression humaine le pourrait, d'ailleurs
? Non, je l'ai simplement rédigé afin d'apporter un éclairage
différent, totalement hors dogme et certainement hors norme sur un
sujet majeur, tout en étant conscient des limites de ma propre
perception des choses et aussi de celles de mon outil de travail. Pour
moi, il s'agissait véritablement d'un défi en ce sens que je me suis
trouvé confronté à des concepts soit difficilement explicables, soit, à
ma connaissance, vraiment nouveaux. Il me fallait donc sauter dans le
vide en faisant fi de l'inévitable controverse que cela pourrait
susciter et tout en reconnaissant aussi l'imperfection obligatoire du
témoignage et de la réflexion que je m'apprêtais à offrir. J'ai surtout
été habité par la nécessité absolue d'avoir à mener à bien un tel
travail. Il y avait comme une sorte d'urgence à devoir le faire...Q. En quoi ce livre diffère-t-il de tous ceux que vous avez écrits jusqu?à maintenant ?D.
M. Il est différent dans la mesure où il s'agit d'un livre consacré à
un enseignement métaphysique au sens pur et strict du terme. C'est un
livre de travail de la première à la dernière page. Dans la plupart de
mes précédents ouvrages, le lecteur pouvait se laisser guider par une
trame narrative au sein de laquelle il trouvait matière à réflexion. Ce
n'est pas le cas ici. Le témoin que je suis n'intervient jamais, il
devient la simple courroie de transmission d'une importante masse
d'informations. Il n'est jamais présent avec sa propre sensibilité. Le
ton du livre change donc de celui des précédents. Je crois que c'était
indispensable pour un sujet de cette ampleur. Il fallait laisser chaque
lecteur le plus possible face à lui-même, c'est-à-dire face à ses
propres réactions, voire face à ses incompréhensions. Personnellement,
je vois ce livre comme un apprentissage du vertige face à soi-même et
face à l'Infini. Il n'a pas été écrit pour « faire plaisir » à tel ou
tel type de sensibilité humaine, mais bien pour labourer la conscience,
tenter de l'ensemencer avec d'autres concepts et donc d'en faire
exploser les frontières conventionnelles.Q. Vous dites
que le contenu de cet ouvrage est essentiellement un enseignement de
nature métaphysique. Quelle est la source de cette information et
comment y avez-vous eu accès ? S?agit-il de vos processus habituels ?
D.
M. La source de l'information que je propose au lecteur ne change pas,
quant à elle, de celle de mes précédents livres dans la mesure où je
témoigne du contenu d'une expérience faisant appel à mes capacités
suprasensibles. En bref, je capte constamment mes informations lorsque
ma conscience se trouve hors de mon corps physique. C'est ma façon de
travailler, c'est l'outil dont je dispose. Par contre, en raison de la
nature de mon sujet, je n'ai fait que suggérer rapidement les
circonstances qui m'ont amené à rédiger ce livre. Je ne voulais pas que
le lecteur puisse s'attacher à un décor ou à des personnalités, mais
vraiment plonger au c?ur de la réflexion dès les premières pages. Il
s'agit d'une aventure mystique totale au sein de laquelle il n'y a pas
la moindre place pour une sorte de tourisme spirituel. « Comment dieu
devint Dieu » est un livre dont la fonction est d'ébranler les
conditionnements, puis de proposer de nouvelles pistes de croissance.Q.
Quel est le message global de cet ouvrage, que vous qualifiez vous-même
de « biographie collective... » ? Comment dieu devint Dieu renferme une
telle diversité d'informations (notamment par l'aspect Dieu planétaire,
solaire, galactique et cosmique) qu'il peut être difficile de s'y
retrouver...
D. M. De façon globale, on pourrait dire
que ce livre est là pour faire sauter les frontières mentales de ceux
qui veulent vraiment réfléchir au sens de leur propre existence et à la
nature de la Vie. Certains croiront à tort que la somme des
informations qu'il contient et que le mode d'écriture qui s'est imposé
à moi nourrit essentiellement l'intellect et fait appel à la capacité
de mémorisation du lecteur. Je crois cependant qu'il n'en est rien. Il
s'agit, à mon sens, d'un ouvrage qui demande à ce que le mental
décroche et à ce qu'on se laisse porter par une sorte d'onde incitant à
sauter dans le vide. Si quelque chose doit être touché c'est ce qu'on
appelle la capacité supramentale de l?être, celle qui fait que notre
atome premier entre en relation avec chacune des cellules de notre
corps et précipite leur métamorphose. Le coeur est bien sûr constamment
présent dans une telle entreprise...Q. S'agit-il d'une sorte de fil conducteur vers l'Ascension ou la Libération ? D.
M. L'enseignement que je retransmets avec ce livre évoque le schéma
d'ensemble de l'évolution des consciences dans notre cosmos, il brosse
ses grandes lignes. Il trace aussi des chemins possibles relativement à
certaines sensibilités d'âme. En ce sens oui, on peut le voir comme une
sorte de fil conducteur pour tenter de se révéler davantage à soi-même.
Notre tâche, en tant qu'êtres humains, est de réaliser la nécessité
d'une divinisation volontaire et consciente de tout notre être et à
chacun des niveaux de celui-ci, de ses cellules les plus apparemment
insignifiantes jusqu'au soleil de son esprit. Pour cela, la nécessité
d'abolir toute forme de frontière est incontournable. En fait, c'est le
devoir de dépassement de l'état congénital de dualité dans lequel nous
sommes qui est ici décrit comme une priorité à accomplir, voire une
urgence à régler si nous voulons vraiment aller vers ce qu'il est
convenu d'appeler la Libération.
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MessageSujet: Re: RENCONTRE AVEC DANIEL MEUROIS-GIVAUDAN   Sam 21 Avr - 20:28

Q. Un autre thème a
aussi attiré mon attention, celui de l'émergence des cellules, au sujet
duquel vous parlez même du défi d?incarner un nouveau schéma
d?évolution. De la « cellule principielle » à la « cellule maîtresse »,
que doit-on en retenir mis à part que vous prévoyez que nous allons
perdre tous nos repères ?
D. M. Il ne s'agit pas, je
crois, d'incarner un nouveau schéma d'évolution, il est plutôt question
de prendre conscience de celui dans lequel nous sommes inclus. Le
problème est de nous réintégrer à notre juste place au sein de
l'Évolution en tant qu'êtres participant constamment à la Nature de Ce
qu'est Dieu. En tant qu'être conscient de lui-même, chacun de nous est
un dieu pour les cellules de son corps, un dieu qui doit mener
celles-ci vers un réel état d'éveil et donc de divinisation. De la même
façon, chacun de nous est semblable à une cellule participant à une
Réalité supérieure qu'on appelle globalement Dieu, mais qui n'est aussi
qu'un stade vers « autre chose » d'infiniment plus grand. La loi de
l'analogie est certainement, comme vous le voyez, une clé majeure pour
la compréhension du schéma d'expansion de la Vie ou, si on préfère, du
Divin... Dieu n'est certainement ni une Présence ni une Force définies
et stables une fois pour toutes, c'est un inimaginable Champ de
Conscience qui nous invente et nous construit en permanence, mais que
nous construisons et nourrissons constamment. Il est indissociable de
Sa Création, tout comme celle-ci Lui est indispensable pour être et
s'expanser. C'est pour cette raison que le titre de mon ouvrage prive
le premier « dieu » de son D majuscule. C'est l'idée d'expansion et
d'invention constante de la « réalité du Vivant » qui prime.Q.
Daniel Meurois, je cite un passage de votre dernier chapitre sur «
l'émergence des cellules » : Accoucher un peu plus de Soi, un peu plus
de Dieu en Soi, fait vivre immanquablement des contractions. Le secret
de la cessation de celles-ci ne sera pas ailleurs que dans l?Abandon.
Abandon de la lutte puis observation sereine des vieux réflexes de
protection et de rétraction corporels. Le lâcher-prise constituerait
donc l?outil ultime pour réaliser ce changement de paradigme ?
D.
M. Je suis effectivement persuadé que la notion de lâcher-prise est une
clé extrêmement importante dans la prise de conscience qui nous est
demandée aujourd'hui. Elle sous-entend la cessation de tous les
réflexes d'appropriation par lesquels nous souffrons depuis des temps
immémoriaux. En fait, elle demande une prise d'altitude qui nous oblige
à modifier radicalement notre rapport aux autres et à la Vie, en
général. Nous n'avons pas encore compris dans nos sociétés humaines que
le besoin de posséder et de contrôler ne faisait pas de nous des hommes
et des femmes en état de maîtrise, mais, au contraire, des individus
tributaires de leurs réflexes d'appropriation et de contrôle. Cette
attitude que nous manifestons tous à différents niveaux relève d'un
mécanisme très subtil qui nourrit en nous un continuel état de peur et
de lutte. Et comme la peur entraîne l'agression... Q.
Et en page 17 de votre livre, on peut lire cette question directe :
Qu'est-ce qui fait de vous, amis de la Terre, ces boules de souffrance
en épuisante errance au fil des âges ? Croyez-vous qu'il soit possible
de nous libérer une fois pour toutes de cet état de dualité dans lequel
nous pataugeons depuis des millénaires ? Et pourquoi cet enseignement,
ici et maintenant ?
D. M. Il est certain que nous vivons
à une époque qui se montre particulièrement propice aux changements
radicaux. Pour qui veut se donner la peine de regarder le monde et de
réfléchir sans tricher, tout est là, aujourd'hui, pour nous pousser à
modifier nos attitudes mentales et nos comportements. Alors oui, je
crois qu'il est plus que jamais possible, de par la multitude des types
d'épreuves auxquelles nous sommes confrontés actuellement ainsi que par
la masse énorme des informations qui viennent simultanément vers nous,
d'accomplir un grand pas pour sortir du conditionnement de la dualité.
Nous devenons de plus en plus responsables de l'état dans lequel nous
vivons... tandis que ce que j'appelle « l'Intelligence du Divin »,
prenant la forme de nos destins, nous place de plus en plus face à ce
qu'il y a à réformer en nous afin de nous extraire petit à petit de la
dualité. Q. Comment anticipez-vous l'accueil qui sera
réservé à un contenu aussi audacieux, voire présomptueux, pour
reprendre votre expression ?
D. M. Il est toujours très
difficile pour moi de me prononcer quant à l'accueil qui sera réservé à
un livre que je viens juste de publier. Dans le domaine de la
propagation des idées et, à plus forte raison lorsque celles-ci
touchent les zones les plus profondes de la conscience individuelle et
collective, tout demeure imprévisible. J'estimais avoir écrit une ?uvre
assez difficile d'accès avec « L'Évangile de Marie-Madeleine »; or, il
s'avère de plus en plus que ce livre suscite l'engouement d'un nombre
sans cesse croissant de lecteurs. Ce que me paraît certain, c'est que «
Comment dieu devint Dieu » risque de secouer beaucoup d'idées reçues et
de provoquer des réactions de tous ordres. Mais après tout, n'est-ce
pas ce qu'il convient de faire aujourd'hui : nous ébranler dans nos
pseudo certitudes et remettre en question une vision de nous et de
l'univers qui, avouons-le, n'a pas su faire de nous des êtres heureux
et équilibrés. Pourquoi nous cramponner encore aux vieux repères
souvent dogmatiques d'un monde qui n'a jamais su générer la paix ?Q.
La citation finale de votre ouvrage est extrêmement dense et
inspirante. Par exemple : Le Un est multiple dans son expansion mais le
multiple ne récite que l'Un. Il inspire ce qui lui est expiré et expire
ce qui lui est inspiré. Il est Respiration. Il est l'acte d'aimer.
(...) Innombrables sont les projets du Divin mais unique est leur but
en Soi. Que peut-on ajouter à cela ?
D. M. À vrai dire,
ce texte qui encadre la totalité de l'enseignement dispensé ici en est
également un résumé tant dans son fond que dans sa forme... Il peut
paraître complexe si on tente de l'analyser à l'aide de notre seul
bagage intellectuel, mais il s'éclaire rapidement de lui-même si on le
laisse tranquillement nous pénétrer, sans vouloir le forcer par une
sorte de dissection mentale. Il est à lui seul un exercice de
lâcher-prise.Q. En terminant, Daniel Meurois, que
resterait-il encore à écrire par votre plume après semblable
enseignement ? Il me semble qu'il y a là un programme pour des
siècles...
D. M. Ce qu'il me reste à écrire ? À la
fois tout et rien dans la mesure où, dans le domaine de la quête de
l'Esprit, tout a déjà été dit et où tout reste pourtant à dire. Tenter
de traduire et de raconter l'Infini, c'est le motif récurrent de toutes
nos vies. Dieu, l'univers et nous, ce mystère insondable qu'on appelle
aussi l'UN, tout cela est en perpétuelle dilatation, alors il est bien
évident que nul n'aura jamais bouclé la boucle d'un tel pèlerinage.
Fort heureusement, d'ailleurs ! Si l'Infini se montrait soudainement
fini, toute forme de vie cesserait dans une absurdité sans nom...Merci
infiniment Monsieur Meurois pour cet entretien que vous avez eu la
gentillesse de nous accorder. J'invite le public à se procurer Comment
dieu
devint Dieu, un ouvrage majeur, aussi enseignant qu'inspirant !Nous
vous invitons à visiter la fiche de Daniel Meurois-Givaudan sur
Alchymed en cliquant sur ce lien.











Titre : Article paru sur le site Alchymed le 26 octobre 05

Media Alchymed - Québec

Date : 26 10 2005





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MAJAVA
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MessageSujet: Re: RENCONTRE AVEC DANIEL MEUROIS-GIVAUDAN   Sam 21 Avr - 20:39

Interview parue dans le Quotidien La Vanguardia.



J’ai 52 ans. Je suis né en France et vis au Canada. Je suis écrivain et
mystique, en tant qu’explorateur des champs de conscience. Je suis
marié, sans enfants. Je pense librement et je crois que nous sommes
tous cellules d’un corps que nous pouvons appeler Dieu. A travers mes
explorations mystiques j’ai tenté de reconstituer la vie et l’évangile
de Marie-Madeleine...


CONSCIENCE
Daniel
Meurois est ce qu'on appelle un "auteur culte ". Ceux qui s’intéressent
à la conscience et à la mystique ne manquent aucun de ses livres : " La
Demeure du Rayonnant " (sur l’Egypte), " Visions esséniennes ", " Celui
qui vient ", " L’Evangile de Marie-Madeleine " etc... (en Espagne
publiés par Luciérnaga).
Meurois parvient facilement à des états
modifiés de conscience (sans aides chimiques) et se met à voyager à
travers le passé, dit-il. Quel rêve pour un historien !
Malheureusement, Meurois ne peut fournir ni preuves ni documents.
Au
début il taisait ses expériences afin de ne pas être pris pour fou.
Ensuite il en fit des livres. Poétiques ? Mystiques ? Imaginatifs ?
Et
quelle est l’opinion d’un mystique sur Dieu ? " Il est un champ de
conscience dont nous faisons tous partie. Tous ensemble nous sommes
Dieu. Dieu ne grandit pas si les hommes ne grandissent pas ".


- Qui était Marie-Madeleine ?
- Elle n’a jamais été la prostituée qu’en ont fait les évangiles canoniques.
- Non ? Et pourquoi a-t-elle été décrite comme telle ?
-
Parce qu’elle fut l’une de ces très rares femmes qui, il y a deux mille
ans, en Palestine, se séparaient de leurs époux. Elle fut ce
qu’aujourd’hui nous appellerions une " femme libérée " ! et non cette
pécheresse repentie qu’on nous a dépeinte.
- Mais cette attitude l’a marquée, n’est-ce pas ?
-
Oui. En abandonnant son foyer, en rompant avec les normes sociales et
avec la loi et la morale de son temps, elle se situait implicitement,
aux yeux de la société, comme une prostituée.
- Malgré cela, Jésus prit sa défense …
-
Jésus était aussi un marginal, par l’audace de ses paroles. Cette
liberté téméraire de Myriam de Magdala la rapprocha de Jésus. Bientôt
les apôtres se référeront à elle comme étant la " bien-aimée " de
Jésus. Elle tint une place spéciale dans l’entourage du Maître !
- Jusqu’à quel point " spéciale " ?
-
Les apôtres ne se montrent jamais scandalisés par cette proximité,
qu’ils trouvent normale. Et il est un fait : il y a deux millénaires,
un juif célibataire ne pouvait pénétrer dans une synagogue pour y
enseigner … et Jésus y entrait et y enseignait …
- Vous n’allez pas me dire maintenant que Jésus avait une compagne et que celle-ci était Myriam de Magdala …
-
Et s’il en était ainsi … en quoi cela affecterait-il la vérité de la
mission de Jésus sur Terre ? En rien ! Se peut-il que l’amour physique
entre deux êtres humains flétrisse l’âme, s’il y a pureté de cœur ? Il
n’y a pas deux sortes d’amour : l’humain et le divin. Il y a l’amour et
c’est tout !
- Merveilleux mais il n’y a pas de preuves de …
-
C’étaient deux âmes complices. L’évangile apocryphe de Philippe décrit
le Maître embrassant Marie-Madeleine sur la bouche mais, dans la
Palestine d’il y a deux mille ans, cela n’impliquait pas nécessairement
une liaison charnelle. Qu’il y ait eu affection et complicité entre
eux, oui, bien sûr.
- Certainement : elle se trouva ensuite au pied de la croix et près du sépulcre lors de la résurrection …
-
Elle fut la première parmi les disciples de Jésus. Je crois qu’elle fut
la première à comprendre son enseignement initiatique, le plus élevé.
- Sur quoi vous basez-vous ? La tradition chrétienne lui accorde une place subalterne …
-
… sur les quatre évangiles canoniques mais lisez ceux qui sont appelés
apocryphes ou gnostiques, parmi lesquels il s’en trouve un portant son
nom : " Evangile selon Myriam ". La tradition patriarcale et masculine
de l’Eglise l’a mis à l’écart.
- Je n’avais pas entendu parler de ce texte.
-
Il fut découvert à la fin du XIXème siècle. C’est un manuscrit en
langue copte datant de l’an 150 de notre ère, traduit tardivement à
partir d’un original en grec, écrit sous la dictée de Myriam à la fin
de sa vie. Il est conservé aux Musées Nationaux de Berlin.

- Et que raconte cet évangile ?
-
Malheureusement il nous est parvenu incomplet, amputé en grande partie.
Dans le texte en soi, Marie-Madeleine décrit des enseignements du
Maître et c’est – a priori – assez … ésotérique.
- Bon … Expliquez-moi quelque chose d’inédit sur elle.
-
Cet époux dont Marie-Madeleine s’est séparée – elle ne supporta pas de
vivre près de lui – était autoritaire, violent et alcoolique. Il
s’appelait Saül, était originaire de Tarse …
- Saint Paul ?
- Il
allait devenir Saint Paul, oui. Dans sa jeunesse il était très agressif
et, cela est bien connu, il était du côté du pouvoir romain en
Palestine.
- Mais comment savez-vous qu’il fut l’époux de Myriam ? Le raconte-t-elle dans son évangile ?
- Non. Cela je l’ai su d’une autre façon … A travers le livre du temps.
- De quel livre s’agit-il ?
- Ce n’est pas exactement un livre. C’est la mémoire du temps, les annales akhashiques.
- Mémoire du temps ? Annales … quoi ?
- Ce sont les images du passé. Et il est possible d’avoir accès à ces images ! J’y parviens.
- Vous vous moquez de moi.
-
Non, s’il vous plaît. Voyez-vous, cet univers n’est qu’une dimension de
la réalité, un plan, une fréquence. Il existe d’autres univers
parallèles …
- Voilà une hypothèse qui a été défendue ici, devant moi, par le grand astrophysicien anglais Martin Rees mais …
-
Ils existent, chacun avec sa fréquence d’onde particulière, de même que
chaque état de notre conscience suppose une longueur d’onde distincte.
Et il existe une longueur d’onde sur laquelle sont " enregistrés " tous
les événements de notre univers quotidien !
- Ah ! Ah ! … Les historiens donneraient cher pour cette " bande vidéo " … si tant est qu’elle existe !
-
Elle existe. J’y ai accès en pénétrant dans un certain état de
conscience. Je me détends. Ma conscience se déconnecte de mon corps …
et fait un bond. Elle se " branche " alors sur des fragments de ce "
film ", de cette " mémoire du temps ".
- Tout cela … ne sent en rien la méthode scientifique, hum ?
-
Je le sais. C’est une voie mystique de connaissance. Je me considère
mystique, pas scientifique. Mais pas irrationnel. C’est une autre forme
de rationalité.
- Qui vous a appris à " voyager " de la sorte ?
-
Ce fut un cadeau de la vie : la première fois cela m’est arrivé
spontanément, alors que j’étais allongé sur mon lit. J’ai eu peur,
croyant que j’étais mort … Et des mois plus tard je décidai de
provoquer moi-même l’expérience et cela a fonctionné, à partir de
pratiques de relaxation.
- Peut-être ce que vous " voyez " ne sont-elles que rêveries …
-
Au cours de l’une de mes " explorations " dans l’Ancienne Egypte j’ai "
vu " les Hébreux recevoir l’enseignement du Pharaon Akhenaton, ce que
j’ai rapporté dans l’un de mes livres. Des années plus tard – récemment
– un livre très érudit est sorti du cerveau de deux égyptologues
soutenant justement cette thèse !
- Et de la sorte avez-vous vu Marie-Madeleine …
- Oui. Et j’ai pu " lire " les parties aujourd’hui perdues de son évangile. Et je l’ai retranscrit.
- Si un jour apparaissait ce qui manque …
- … on verra que ma transcription est exacte.
- Choisissez pour moi une phrase de cet évangile.
- Prenez note de celle-ci : " Ne pourront boire que ceux qui ont éveillé en eux-mêmes la source ".


(Propos recueillis par Víctor-M. Amela)
(Photographe Roser Vilallonga)



Titre : Interview parue dans le Quotidien La Vanguardia.

Media Quotidien National Espagnol, Fevrier 2002

Date : 01 02 2002






Interview parue dans la revue "L'Essentiel"



Conteur d'éternité

Daniel
Meurois-Givaudan est l'auteur ou le coauteur d'une quinzaine d'ouvrages
dont la plupart sont rapidement devenus des best-sellers. Ses livres,
dont il existe déjà plus de soixante traductions en langues étrangères,
constituent de véritables témoignages vivants et éminemment actuels sur
la pluralité des mondes. Maintenant installé au Québec, Daniel Meurois,
également éditeur et conférencier, poursuit son travail d'ouverture des
consciences avec une énergie toute nouvelle.

L'Essentiel :
Vous avez émigré au Canada. Pensez-vous que ce pays est plus ouvert aux
enseignements que l'on trouve dans vos livres ?

Daniel
Meurois-Givaudan : J'ai émigré au Canada parce qu'il est devenu très
clair pour moi que ma place n'était plus en France. Il y a toujours des
choses que l'on sent en profondeur sans pour cela donner, à priori,
d'explication rationnelle. J'ai donc agi sur une impulsion qui en a
surpris beaucoup, mais dont je savais intuitivement le bien fondé.

L'E : Pourquoi le Canada, ou plutôt le Québec, parmi tant d'autres pays ?




D.M-G : Parce que c'est un pays qui n'a pas encore peur de laisser
battre son cœur. La majorité des hommes et des femmes y sont vrais et
ouverts à l'avenir, peu embarrassés par des idées préconçues. Le Québec
est également, et c'est très net pour tous ceux qui l'ont visité au
moins une fois, une terre de paix, avec toutes les promesses que cela
présuppose. Bien sûr, il y a des problèmes comme partout, mais on y
sent une volonté constructive générale. C'est une terre généreuse et
aimante qui de plus a un très faible bagage karmique. On peut y avancer
librement.

Je ne sais pas si on y est plus ouvert aux
enseignements que je transmets dans mes livres sur un plan purement
philosophique, mais on y est incontestablement plus ouvert pour leur
mise en pratique, ce qui est fondamental pour moi. Le Québec est sans
nul doute un pays "cardiaque" et non pas un pays "mental".

L'E : Êtes-vous parti à cause du mauvais climat qui règne en France depuis quelques temps concernant la spiritualité ?


D.M-G : On ne peut pas dire que le climat de réelle persécution qui
règne en France à l'égard de la spiritualité soit directement lié à mon
départ. Disons plutôt que j'ai été saturé par un ensemble de choses et
pris d'une véritable envie de respirer différemment. Il ne s'agit pas
d'une fuite mais d'une volonté d'aller de l'avant en ouvrant une
nouvelle porte. La France est un pays magnifique et que j'aime
beaucoup, mais il me semble que quelque chose en elle se désagrège
présentement et risque l'implosion car son cœur est étouffé.
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MAJAVA
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MessageSujet: Re: RENCONTRE AVEC DANIEL MEUROIS-GIVAUDAN   Sam 21 Avr - 20:39

Beaucoup de français le ressentent et en éprouvent un profond
découragement. Que penser d'une société où le simple fait de se réunir
à trois pour parler de l'âme humaine nous fait suspecter d'appartenir à
une sombre secte ? Il me semble personnellement qu'une telle société
est malade et qu'il faut réagir vite... Voilà pourquoi je continue à
écrire et à parler.

L'E : Dans "La Demeure du Rayonnant" vous
relatez l'expérience d'un initié qui prend un breuvage pour rencontrer
Aton. Ne pensez-vous pas que le lecteur puisse croire que l'initiation
passerait par l'absorption d'une "drogue magique" ?

D.M-G :
Non, je ne pense réellement pas que les lecteurs de "la Demeure du
Rayonnant" puissent croire que l'initiation passe par l'absorption
d'une "drogue magique". L'ensemble du texte ne parle que d'une profonde
transformation intérieure par un labourage de la personnalité. Le
passage que vous évoquez ne fait référence qu'à un trait de
civilisation lié à l'époque. Il existe d'ailleurs un autre passage dans
ce texte où le Pharaon Akhénaton lui-même s'élève ouvertement contre
l'utilisation de toute substance. La véritable initiation, c'est la vie
au quotidien qui nous la donne...

L'E : Dans votre livre : "De
Mémoire d'Essenien", vous décrivez une de vos incarnations en tant
qu'essénien et disciple de Jésus.

D'après vos expériences,
Jésus était-il végétarien comme les esséniens ? L'êtes-vous vous-même ?
Êtes-vous végétarien dans cette présente vie ?

D.M-G : D'après
le revécu dont je témoigne dans " De Mémoire d'Essénien", le Maître
Jésus était de préférence végétarien, c'est-à-dire qu'il évitait au
maximum toute viande. Il consommait cependant régulièrement du poisson.
En réalité il n'était strict et intransigeant qu'à un seul niveau,
celui du respect envers le sacré.

Il existe tout un passage
dans la seconde partie du livre qui relate l'anecdote de Jésus se
promenant dans une ruelle et saisissant à pleine main un morceau de
viande, puis parlant enfin de l'état d'esprit avec lequel on peut s'en
nourrir. Je suis moi-même végétarien depuis ma naissance, ce n'est donc
pas un choix philosophique même si cela correspond à ma pensée, c'est
d'abord un refus de mon corps. D'après ce que j'ai pu comprendre au fil
de mes expériences, l'humanité entière est appelée au végétarisme même
si cela prend encore des dizaines de milliers d'années. Cependant, il
est clair que le végétarisme lui-même n'est qu'une étape et qu'il se
dépassera en son temps, lui aussi, car notre organisme entier a la
propriété de se nourrir potentiellement de cette forme de lumière que
l'on appelle prâna. C'est cette potentialité qui reste à développer.
Mais chaque chose en son temps...

L'E : Pensez-vous que, tout
en étant seul et isolé, il soit possible de vivre dans sa vie
quotidienne les beaux messages que vous transmettez ? Ou faut-il être
baigné dans une communauté d'amis comme à l'époque des esséniens et du
Maître Jésus ?

D.M-G : En réalité, je pense qu'il n'y a pas
nécessairement de position idéale pour mettre en pratique les
enseignements que je transmets. Je suis absolument convaincu que
chacun, même si cela ne transparaît pas, se trouve dans les conditions
qui le font travailler en lui ce qu'il a besoin de parfaire. Le
problème pour vivre plus proche de notre réalité spirituelle n'est pas,
à mon sens, de vivre isolé ou au contraire inclus dans une communauté
spirituelle ; le problème est de vivre en conscience et avec son cœur
ce que chacune de ces situations implique. Il y a des moments où la
solitude est une nécessité, d'autres pour lesquels c'est le
rapprochement avec autrui qui est préférable. Il y a des instants de
vie ou des vies entières pour chaque type d'expérience. C'est un peu le
même problème pour le choix entre une vie de type monacal ou une vie de
couple. Aucun état n'est préférable à un autre, tout dépend des besoins
de l'âme et du corps à un moment donné de notre évolution. Ce sont nos
conditionnements aux grands archétypes de notre société par rapport à
ce qui est "spirituel" et à "ce qui ne l'est pas" qui nous encombrent
souvent à ce propos.

L'E : Pensez-vous que le voyage astral
soit une clé pour l'évolution et que tout le monde devrait essayer de
le pratiquer ?

D.M-G : Le voyage astral n'est aucunement une
clé pour l'évolution. C'est une capacité comme celle de savoir composer
une symphonie, par exemple. Le fait de parvenir à sortir volontairement
de son corps est séduisant, bien sûr, mais cela n'ouvre pas
nécessairement le cœur. Cela n'a rien à voir. C'est un moyen possible,
un outil par lequel on peut s'élargir la conscience mais ce n'est
certainement pas un but. Cela peut être une voie sur laquelle nous
sommes appelés à un moment donné de notre évolution et dans laquelle
nous "spécialisons" notre être pour tenter d'aider autrui, cependant ce
n'est vraiment pas le chemin obligatoire à emprunter. Sortir de son
corps n'est pas à priori la marque indiscutable d'une réalisation
spirituelle. C'est un outil très délicat à manier et il n'est pas
souhaitable que chacun se tourne vers lui. Si chacun songeait à planter
simplement ses racines dans le sol de notre planète, ce serait déjà
tellement merveilleux !

L'E : Vous considérez-vous comme une
sorte de journaliste spirituel qui serait chargé de donner des
nouvelles d'un autre monde ?

D.M-G : Non, je pense que le terme
"journaliste" est décidément trop restrictif. Le journaliste, par
définition, hélas, travaille dans l'instant et le fugace. Ses écrits
d'un jour sont dépassés par les événements du lendemain et un quotidien
finit tôt ou tard à la poubelle. Je serais davantage d'accord pour
accepter le terme "reporter" qui, lui, sous-entend la notion de
voyage... mais, à vrai dire, je ne me sens pas vraiment satisfait par
cette définition non plus. Dès mes premiers ouvrages, je me suis
vraiment situé de façon intemporelle, non seulement par les sujets
traités mais aussi par les espaces visités. Le premier de mes ouvrages
par exemple, qui a été écrit en 77-78, se vend toujours en librairie
aussi régulièrement que les autres. C'est significatif, je crois. Je ne
traite pas de sujets en rapport avec une mode, mais de ce qui concerne
notre essence et notre destination à tous. Il ne s'agit pas non plus de
philosophie mais du témoignage de toute une série d'expériences
profondément vécues et qui s'adressent beaucoup plus au cœur qu'à
l'intellect.

Mon lectorat, je ne cesse de m'en rendre compte,
est extrêmement diversifié : tous les âges, tous les milieux sociaux et
culturels... Cependant ceux qui me lisent ont assurément un point
commun : ils lisent avec leur âme, c'est-à-dire animés par une volonté
d'amour. C'est vraiment ce qui compte le plus, pour moi.

L'E :
Si on vous permettait d'être écouté par tous les hommes pendant une
minute, quel serait le message essentiel que vous leurs diriez
spontanément ?

D.M-G : Mon message serait celui-ci : Simplifiez
tout ! C'est dans la simplification du regard que l'on pose sur la vie
et les êtres que se trouve certainement la clé du bonheur. Nous sommes
tous appelés à nous réconcilier au fil des temps. Alors pourquoi pas
tout de suite ? Pourquoi toujours repousser l'amour à demain ?

L'E : Pour vous, quelle est la question essentielle que tout homme devrait se poser lors de son passage sur la terre ?


D.M-G : La question est celle-ci: "Qu'est-ce que je veux réellement ?
". C'est une question qui ne laisse pas de place à l'auto-mensonge. La
plupart d'entre nous passent leur temps à se duper eux-mêmes. On dit
chercher le bonheur et l'amour (que l'on soit attiré par le Divin ou
pas...), mais tous les prétextes sont souvent utilisés par notre petite
personnalité, notre orgueil ou notre paresse pour les rendre de plus en
plus inaccessibles.

L'E : Dans votre dernier livre "Vu d'en
Haut" vous transmettez un message qui vient "d'entités" vivant sur un
plan plus évolué que l'humanité. Pensez-vous que les hommes ont perdu
la sagesse et qu'il faille toujours aller chercher des réponses vers
des intelligences qui ne possèdent pas l'expérience humaine ?


D.M-G : Non, il ne faut certainement pas "passer notre temps" à
chercher des réponses à l'extérieur de nous. C'est un fait acquis,
personne ne fera notre chemin à notre place. Tous les Maîtres de
sagesse de ce monde ou d'autres mondes ne sont en définitive que des
rappels, des
poteaux indicateurs. Contrairement à certaines idées
reçues, ils ne prennent pas notre fardeau sur leurs épaules, ils ne
résolvent pas nos difficultés. On peut comprendre pourquoi : cela ne
nous ferait aucunement grandir.

Cependant, dans "Vu d'en Haut",
les conseils qui nous sont prodigués, proviennent bien d'intelligences
ayant l'expérience humaine. "Humain" ne veut pas dire "terrestre".
"Humain" évoque un niveau de conscience, lequel, en fait, n'est pas
encore applicable à l'ensemble de la population de notre planète. Nous
apprenons à être humain et c'est cela qui est si difficile. En ce qui
concerne la présence qui s'exprime dans "Vu d'en Haut", elle nous fait
clairement comprendre qu'elle est aussi passée par un long et délicat
stade d'apprentissage avant d'arriver à sa forme actuelle de
maîtrise..., forme qui évoluera, elle aussi, vers "quelque chose" de
plus grand encore. Tous les enseignants de l'humanité terrestre portent
en eux le germe d'un "ailleurs colossal" qui ramène chacun au-dedans de
lui-même. En vérité, il n'y a pas d'intérieur et d'extérieur... Tout se
réjouit et s'unifie dans le cœur du Divin.

L'E : Pensez-vous
que des règles de vie soient nécessaires pour évoluer ou qu'il suffit
de faire au mieux, d'aimer et de suivre le courant ?

D.M-G :
Tout dépend de ce que l'on entend par règle de vie. Pour certains, une
règle de vie signifierait prier à heures régulières, assister à
l'office hebdomadaire et se conformer à un dogme. Pour d'autres, ce
serait ne nuire à personne et se donner une éthique transcendant toutes
les croyances. Encore une fois, il s'agit d'une question de "niveau de
conscience". Plus une âme est mûre, moins elle a besoin de règles
rigides et de garde-fous. Une âme adulte est une âme aimante, par
nature ; rien ne lui sert, dès lors que ses assises sont solides, de
demeurer sur des rails quels qu'ils soient. Elle n'a pas besoin des
rappels constants et de la "gymnastique de l'esprit" que constitue une
règle de vie que délimite toujours un territoire de pensée et d'action.
Cependant, il faut être lucide, il faut savoir qu'aimer au sens le plus
large et le plus noble du terme n'est pas nécessairement chose facile.
On découvre avec le temps qu'il y a "aimer" mais qu'il y a aussi
vouloir, puis oser. En vérité c'est toute la réalité que recouvre
l'amour qu'il faudrait redéfinir. Dans l'amour, il est aussi question
de force et de discernement, on l'oublie souvent en en faisant ainsi
quelque chose de mièvre et qui favorise une certaine passivité béate.
Aimer c'est être fort, vigilant et ne pas s'interdire de chemins
inexplorés.

L'E : Quel conseil donneriez-vous à quelqu'un qui
voudrait suivre votre exemple et tenter l'aventure du dédoublement
astral ? Existe-t-il un "sésame ouvre-toi" ou est-ce un don qui se
cultive ?

D.M-G : Mon conseil ? Je dirai : "Détourne-toi de
cela à moins que la Vie elle-même ne te fasse comprendre de façon
explicite que tu aies quelque chose à faire avec cette capacité." Il
n'y a de toute façon pas de "sésame, ouvre-toi" à partir du moment où
le processus reste naturel. Chacun a sa propre personnalité, donc sa
sensibilité et l'histoire de l'âme de chacun est différente de celle de
l'autre. Si vous avez le don de voyager hors de votre corps, soyez-en
certains, le Divin s'arrangera pour vous le faire comprendre et vous
saurez alors quoi faire pour le bien de tous... Mais il y a tellement
de façons de semer du soleil !

L'E : Pourriez vous dire quelques mots sur vos activités actuelles et sur vos projets à venir ?


D.M-G : Mes projets à venir et mes activités actuelles ? A vrai dire,
j'en ai beaucoup... Tout d'abord, mon prochain livre qui doit paraître
en septembre prochain et qui s'intitule "Les Maladies Karmiques".
Ensuite, je suis actuellement à la rédaction d'un gros ouvrage selon le
mode d'écriture de "La Demeure du Rayonnant" ou de "De Mémoire
d'Essénien". C'est un travail qui me fait plonger en plein Moyen âge,
dans l'ambiance des croisades et du Catharisme. Là aussi, il y a tant
de choses à dire ! Et puis, ce sont toujours des conférences dans de
nombreux pays, quelques séminaires aussi en Afrique noire, les aides
plus individuelles enfin sur le plan des analyses d'aura.
Titre : Interview parue dans la revue "L'Essentiel"

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Date : 01 01 2002
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MessageSujet: Re: RENCONTRE AVEC DANIEL MEUROIS-GIVAUDAN   

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